L’essentialisme ou comment désencombrer votre vie

Rédigé le 10 octobre 2017 par | Démarrez votre entreprise, Productivité Imprimer

Faire moins, mais faire mieux. Faire ce qui vous importe réellement. Accomplir les 20% qui produiront les 80%. Accomplir la dose effective minimale (DEM). Travailler 4 heures par semaine. Éliminer le superflu. Vous avez forcément entendu l’une de ces phrases… et son pendant : celui qui bosse beaucoup est un être stupide et/ou mal organisé.

Vous connaissez peut-être la règle des 80/20 qui dit que 20% des efforts donnent 80% des résultats. C’est la loi de Pareto. Elle s’applique aussi aux objets dont on se sert, aux vêtements que l’on porte, aux actions que l’on pose.

80% de ce que l’on fait et de ce que l’on possède serait superflu ! Au départ, c’est un peu violent de se l’avouer… vous vous dites que finalement vous avez passé votre vie à faire beaucoup d’actions et beaucoup de remue-ménage pour pas grand-chose. Parfois vous préférez même ne pas le voir et continuer à faire comme avant, parce que c’est toujours pénible de remettre en question des dizaines d’années de vie et de s’apercevoir que vous auriez pu faire bien mieux…

Et si aujourd’hui vous décidiez de n’aller qu’à l’essentiel ? Finies les paroles superflues, le temps passé à ruminer, les actions inutiles. Aujourd’hui, vous décidez d’avancer d’un pas ferme et déterminé et, bien entendu, de savourer pleinement l’instant présent.

Définir  ce qui vous est essentiel, c’est votre priorité !

Par définition, tout ce qui est essentiel se rapporte à ce qui est indispensable, d’une très grande importance et qui est relatif à l’essence ; ce qui vous constitue fondamentalement dans votre nature et votre être.

C’est en sachant discerner l’essentiel du superflu que vous parviendrez à vous faire une idée de ce qui changera votre vie sur le long terme.

Voici quelques questions pour vous aider à identifier l’essentiel :

Prenez le temps de répondre sincèrement à ces questions. Parfois, c’est en éliminant le non-essentiel qu’on parvient à distinguer ce qui nous reste, l’essentiel. En connaissant vos priorités, vous pouvez juger de l’importance et de la pertinence dans tout ce que vous faites (tâches, projets, obligations).

En vous concentrant sur l’essentiel, vous apprenez à reconnaître vos priorités et à définir celles qui auront le plus d’impact dans votre vie pour accomplir vos objectifs.

Travailler moins demande plus d’efforts

Aller à l’essentiel est un processus actif d’élimination, mais aussi de priorisation. Le fait de réfléchir à ce qui est essentiel et d’éliminer le superflu demande un effort très important.

Par exemple, courir par intervalle entraîne l’endurance mieux que si l’on court à un rythme constant. En d’autres termes, sprinter 1 minute puis trotter 1 minute et ainsi de suite sera plus efficace que de courir 1h sans interruption. Un entraînement par intervalle de 30 minutes sera plus fatigant qu’un jogging d’une heure.

C’est exactement la même chose avec la productivité et le travail en général. Une heure de concentration intensive sera beaucoup plus fatigante que 8 heures à traîner dans les bureaux.

Pour se concentrer sur l’essentiel, il faut d’abord trouver précisément ce qui vous est essentiel. Ne croyez pas qu’il suffise d’éliminer quelques tâches pour appliquer la loi de Pareto. La sélection est un processus actif où vous devrez vous demander constamment ce qui importe réellement.

Gardez à l’esprit que lorsque vous réalisez une tâche, c’est parce qu’elle est essentielle et importante pour vous.

Arrêtez de vous disperser, faites une seule chose à la fois

Vous pensez que faire plusieurs choses à la fois augmente votre efficacité ? Sur le plan neurologique, le cerveau est incapable de faire plusieurs choses à la fois.

Pour agir, le cerveau a besoin de charger le contexte de ce que vous êtes en train de faire dans sa mémoire de travail. En étant multitâches, vous obligez votre cerveau à charger et recharger sans cesse des contextes, ce qui se traduit par une sanction cognitive : perte de temps et d’énergie, générant ainsi fatigue décisionnelle et frustration.

Le secret, c’est la concentration, le focus. Faire une seule chose à la fois, mais la faire bien, plutôt que de se lancer dans divers projets qui n’aboutissent jamais.

Vous remplissez vos journées de tâches en vous donnant l’impression d’être efficace. Peut-être même que de végéter devant votre messagerie en fait partie. Remplir ses journées de tas de choses et être occupé ne signifie en aucun cas que vous êtes efficace, et encore moins que vous avancez.

Pourquoi devriez-vous faire l’effort de vous concentrer sur moins ?

Avancer, c’est simplement se rapprocher un peu plus chaque jour de ce qui est important pour vous. Et je dis bien pour vous, pas pour le voisin pour qui les priorités et les désirs peuvent être tout autres.

Imaginez que vous ne puissiez choisir qu’un seul rêve et que le génie de la lampe d’Aladin vous dise : « Tu n’as droit qu’à un seul vœu par an », que feriez-vous ? Vous trouveriez tout de suite, sans aucune hésitation, le rêve le plus important pour vous, parce que vous seriez contraint de n’en choisir qu’un et de ne pas le gaspiller !

Attention, tout un chacun souhaite se simplifier la vie ce qui ne signifie pas  réduire celle-ci à sa portion congrue, vivre tièdement ou à moitié, voire même vivoter. Vous définissez un but, vous ciblez et vous tendez vers un but, un projet. Comme pour tout, il est important de commencer petit. Commencer petit vous permet de rester concentré, de ne pas perdre votre enthousiasme et de maintenir vos efforts.

En commençant par le projet le plus important sur votre liste et en ne passant pas à autre chose avant de l’avoir terminé,

Il y a peu de choses que vous pouvez accomplir et qui peuvent avoir un impact significatif dans votre vie, cela représente vos actions prioritaires ou « Most Important Tasks » (MIT). Une fois vos MIT réalisées (deux ou trois chaque matin), le reste n’est que du bonus puisque vous avez accompli les actions qui détiennent le plus de valeur ajoutée dans vos objectifs les plus importants.

Pour rester motivé, écrivez votre plan : qu’allez-vous faire de nouveau chaque jour et à quel moment de la journée ? Faites-en part de manière publique (amis, collègues, blog) pour renforcer votre engagement. Pas la peine d’en faire des tonnes, mais prendre le temps de noter vos avancées booste votre énergie et votre confiance en vous.

Soyez moins dans le Faire, plus dans l’Être

L’essentialisme est une réponse structurelle à ce besoin : faire moins, c’est accomplir plus.

Impossible de penser et d’avancer sereinement lorsque l’on passe sa journée à courir. Le slow-working ce n’est pas se la couler douce et attendre que ça passe. C’est réussir à travailler en conscience au lieu de s’obliger à faire dix mille choses pour avoir l’impression d’avancer. Ainsi vous ne vous jugez pas, vous ne vous dispersez pas. Vous travaillez moins mais bien mieux.

S’octroyer des moments de pause, du sport entre deux clients, une exposition le matin, c’est s’autoriser à être dans l’instant présent et permettre à l’inspiration de surgir. Cela permet aussi de se réapproprier son intuition, ce qui vous fait économiser votre énergie. L’intuition, lorsque l’on s’autorise à l’écouter, vous amène au bon endroit pour rencontrer la bonne personne, entendre le bon message, prendre les bonnes décisions. Écoutez votre cœur, il sait toujours où aller.

Anne Dassier

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