9 recommandations pour que les puissants se confient à vous

Rédigé le 3 octobre 2017 par | Démarrez votre entreprise Imprimer

Je ne donne jamais d’interview. Ma maison d’édition n’apprécie pas. Mais elle sait que mes livres se vendent sans évènements promotionnels, alors elle tolère mon mutisme.

Pour une raison quelconque, j’ai récemment fait exception à la règle. J’ai reçu un e-mail d’une lectrice. Elle disait qu’elle travaillait pour un magazine professionnel. Elle avait appris que j’allais publier un nouveau livre, consacré à la réussite et au leadership, Power and Persuasion, et qu’elle avait des questions à me poser.

On aurait dit moi il y a 25 ans : totalement novice dans le monde de l’édition, espérant décrocher de bonnes interviewes, et l’envie de réussir. Alors j’ai dit à G, ma super assistante, de lui accorder une demi-heure.

Le jour venu, j’ai répondu au téléphone. Avant toute chose, elle a déclaré : « je vais enregistrer cette conversation. Est-ce que vous êtes d’accord ? »

« Euh, oui », ai-je répondu.

J’ai entendu le magnétophone s’enclencher. Je dois admettre que cela m’a rendu nerveux. « Fais attention au vocabulaire que tu emploies », ai-je pensé. « Et pas de calembours ».

« Pouvez-vous dire votre nom et l’épeler ? », a-t-elle dit.

« Qu-Quoi ? », ai-je bafouillé.

Elle a répété ce qu’elle venait de dire.

« Vous travaillez pour le gouvernement ? », ai-je demandé.

Si elle a détecté la mauvaise humeur dans ma voix, elle ne l’a pas montré. « Je suis journaliste pour le magazine XYZ », a-t-elle dit. « Je veux être sûre que votre nom soit correctement orthographié dans l’article. »

« Vous avez mon livre ? », ai-je demandé.

« Non ».

« Alors comment connaissez-vous mon existence ? »

« Je lis vos articles », a-t-elle répondu.

« Bon », ai-je répondu, « si vous lisez mes articles, vous savez que mon nom figure au bas de chacun d’entre eux. Vous pouvez l’orthographier de la même façon ».

Il y a eu un long silence. Ensuite elle a posé la question suivante : « Pouvez-vous me communiquer les noms des entreprises que vous possédez ? »

Pour la troisième fois en deux minutes, j’ai été déconcerté.

« Les entreprises que je possède ? Pourquoi cela vous intéresse-t-il ? Je pensais que vous vouliez me parler en tant qu’auteur. »

« Je vois que ce n’était pas une bonne idée », a-t-elle marmonné. Et elle a raccroché.

Etait-ce une sorte d’agent secret, qui tentait de me faire dire quelque chose d’idiot qui soit enregistré ? Où était-ce une jeune journaliste, dépassée par son statut de rédactrice junior d’un magazine dont personne n’avait jamais entendu parler ? J’étais bien incapable de le dire.

Mais lorsque j’ai raconté cette histoire à K, le soir-même, il m’est venu à l’esprit que si c’était juste une journaliste débutante faisant preuve d’arrogance, elle courait tout droit à l’échec.

Les interviewes sont d’excellents moyens de se faire des amis et d’influencer les gens. Lorsque j’avais son âge, et que je travaillais pour Africa Business & Trade, à Washington (DC), j’interviewais régulièrement des PDG figurant sur la liste Fortune 500 du magazine Fortune, d’éminents responsables de gouvernements, et des ambassadeurs. Cela m’a permis de rencontrer énormément de gens intéressants.

L’un de ces contacts m’a obtenu une invitation à une soirée d’anniversaire privée organisée pour Jimmy Carter. (Contre l’avis de K, j’avais emmené notre fils aîné, qui avait deux ans, à l’époque. Jimmy Carter lui a tapoté la joue. Nous avons la photo). Un autre contact m’a obtenu deux propositions d’emploi dans de grands journaux. Un autre encore m’a décroché une importante augmentation de salaire.

Tous ces évènements étaient des « coups de chance » allant au-delà de l’intérêt de se constituer un impressionnant CV de journaliste.

Fort de ma propre expérience, j’avais conseillé à certains de mes protégés de soigner leurs compétences d’intervieweur. Il n’existe pas meilleur moyen pour se lier à des gens très importants que de passer du temps à leur demander pourquoi ils sont si exceptionnels.

Ma jeune amie de ce magazine professionnel ne sera pas capable de le faire car elle ne sait pas du tout mener une interview. Et c’est fort dommage, car les astuces et techniques qu’utilisent les intervieweurs expérimentés peuvent vous aider dans toutes sortes de situations professionnelles. Apprendre à faire en sorte qu’une personne importante/puissante se confie à vous, c’est comme découvrir la combinaison d’un coffre-fort qui fabrique de l’argent tout seul.

Mes neufs conseils pour maîtriser l’art de l’interview

Voici quelques-unes des meilleures techniques et stratégies d’interview que j’aie apprises au fil des ans :

  1. Avant de rencontrer la personne que vous allez interviewer, trouvez quelque chose de personnel, à son égard, que vous utiliserez pour rompre la glace. Par exemple, vous pouvez découvrir qu’elle aime le golf et qu’elle a déjà joué à l’Old Course, en Ecosse. Vous pourriez commencer l’interview en lui posant des questions là-dessus.
  2. De temps en temps, un petit cadeau permet de rompre la glace. En ce qui concerne la personne évoquée ci-dessus, vous pourriez lui offrir un exemplaire « collector » d’un magazine de golf.
  3. N’enregistrez pas l’interview. Cela place les gens sur la défensive. Prenez des notes. Si vous avez besoin de vérifier quelque chose qui s’est dit, faites-le par e-mail.
  4. Faites en sorte que les premières questions soient simples et positives. Il faut que la personne se détende et se sente bien en votre compagnie.
  5. Il est très important de montrer que vous vous êtes préparé pour cette interview. Vous devez connaître le parcours de la personne et les entreprises qu’elle possède. Lisez tout ce qu’elle a publié. Plus vous en saurez à son égard (et l’admirerez), plus elle sera franche avec vous : aussi bien pendant qu’après l’interview.
  6. Indiquez-lui le motif de l’interview et veillez à ce que la plupart de vos questions s’y conforment. Si vous vous intéressez à la façon dont cette personne a bâti son empire immobilier, dites-le lui. Si vous voulez découvrir ses secrets en matière d’investissement immobilier, dites-le dès le début. Ainsi, elle sera prête, mentalement, à vous donner les réponses que vous recherchez.
  7. Soyez toujours avenant, effacé et poli.
  8. Si, pour une raison quelconque, l’interview démarre mal (comme avec cette journaliste de la revue professionnelle), excusez-vous et demandez s’il est possible de la reprogrammer.
  9. 24 heures après l’interview, envoyez un message bref pour remercier cette personne de vous avoir accordé du temps et cette interview.

Faire des interviews de personnes que vous admirez ou qui ont réalisé des projets que vous voudriez également entreprendre est selon moi la meilleure manière de développer votre réseau et d’apprendre des autres.

On retrouve ici un peu de la notion de « mentor » dont je parle régulièrement, particulièrement dans ma série « Démarrez votre entreprise » que vous pouvez retrouver ici.

Mark Ford

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Mark Ford
Mark Ford
Rédacteur en chef du Club des Créateurs de Richesse

« Je m’appelle Mark Ford et suis un millionnaire autodidacte. Je suis né à Brooklyn, à New York, où je vivais dans un minuscule appartement avec mes parents et mes trois frères et sœurs. Mon père était professeur de lycée, il gagnait environ 10 000 dollars par an…

J’ai rejoint le bénévolat (Peace Corps) quand j’étais un jeune homme… j’ai dormi sur des sols boueux dans des huttes africaines… et lorsque mon premier enfant est né, je gagnais moins de 9 000 euros par an. J’ai réalisé que quelque chose devait changer. Et c’est à ce moment que j’ai décidé de gagner sérieusement ma vie.

Depuis mon adolescence “rêveuse”, j’ai passé 39 ans à étudier et pratiquer les secrets pour devenir financièrement indépendant.

J’ai commencé avec le business des services, les toitures, la pose de piscine, la peinture en bâtiment. Ensuite j’ai évolué vers les restaurants, clubs de santé, clubs d’arts martiaux, deux agences de voyage et deux galeries d’art.

En fait, j’ai lancé des business dans tous les secteurs que vous pouvez imaginer – et j’ai collaboré dans bien plus encore. A la fin, mes clients me payaient jusqu’à 2 000 dollars l’heure pour que je les conseille sur leur business – et c’était justifié puisqu’une seule de mes idées pouvait transformer leur entreprise à la peine en entreprise à succès.

Aujourd’hui, je dispose de 50 millions d’euros…

Mais j’ai toujours eu une passion : enseigner. C’est à cela que j’aime passer du temps en ce moment : apprendre aux gens à devenir riche (j’ai beaucoup de chance : je n’aurais plus jamais à me soucier de l’argent désormais, et je peux me permettre de me consacrer aux projets qui m’intéressent).

Il y a des gens qui écrivent leurs Mémoires lorsqu’ils arrivent à l’âge de la retraite. D’autres se lancent dans des activités philanthropiques… Pas moi…

Je veux être reconnu pour avoir aidé un maximum de gens à devenir riche. C’est ce que j’aime faire. Et j’en ai déjà aidé des dizaines, si ce n’est des centaines durant toute ma carrière.

Mais maintenant que je me dirige vers l’âge de la retraite, j’ai décidé de me consacrer entièrement à cela pour le reste de mes jours en créant le Wealth Builder Club (Club des Créateurs de Richesse). Je transmets aujourd’hui toute mon expérience et mon savoir-faire aux membres de mon club qui sont de plus en plus nombreux et qui viennent du monde entier. Je les aide à bâtir leur fortune.

J’en suis fier. Cela fait aussi de moi un retraité heureux, qui se sent utile aux autres. »