Ne mangez jamais seul

Rédigé le 12 septembre 2017 par | Doper sa carrière Imprimer

Cher lecteur,

Je suis sans cesse à la recherche de nouveaux collaborateurs. Et généralement, c’est pour un travail dont le salaire est à six chiffres.

Par exemple, actuellement, je cherche une personne capable de diriger une entreprise de développement immobilier à l’étranger. Non seulement le salaire est correct, mais dans les années à venir, la personne aura la possibilité de gagner des millions.

Problème : cela fait maintenant plus de deux ans que je suis à la recherche de cette personne et jusqu’à présent, je n’ai pas trouvé la perle rare.

Quel est le problème ? En un mot, le réseautage. Lorsqu’il s’agit d’embaucher des personnes sérieuses, celles qui sont en mesure de gérer des entreprises pour mes collègues et moi, je ne souhaite pas passer par un processus de recrutement classique, je préfère vérifier les références.

Je travaille dans le secteur de l’immobilier international depuis quelques années et jusqu’à aujourd’hui, tout n’a été pour moi qu’une question d’opportunités ; je n’ai donc pas beaucoup de contacts. De plus, il est toujours difficile de trouver d’excellents dirigeants d’entreprise, même si vous connaissez très bien le marché sur lequel vous prospectez.

La raison est simple, les très bons dirigeants d’entreprise sont déjà en poste, ou au moins 90 % d’entre eux, et ils sont généralement très bien rémunérés. Les « débaucher » et leur faire accepter de prendre le risque de se lancer dans une nouvelle aventure n’est pas chose aisée. (Et avec moi, il y a beaucoup de nouvelles aventures.)

Il est très, très difficile de trouver de bons employés. Donc, quand vous les trouvez, il est important de très, très bien les traiter.

Et vous ? Vous êtes compétent !

Le problème, c’est que vous n’avez probablement aucune expérience éprouvée dans le secteur du développement immobilier international et je ne vais certainement pas vous laisser vous faire la main avec mon portefeuille. De plus, même si vous êtes expérimenté, je ne vous connais pas et je ne connais personne qui vous connaisse. Je ne suis donc pas disposé à prendre le risque.

Avec cet article, mon but n’est pas de demander de l’aide pour trouver la personne idéale pour le poste dont je viens de parler (en fait, j’ai trois postes à pourvoir), mais d’attirer votre attention sur l’autre face de ce problème : la chance qui vous est offerte de booster votre carrière et de voir votre salaire s’envoler grâce au réseautage.

Oui, le réseautage, le cliché des écoles de commerce.

Un bon livre traite de ce sujet, Never Eat Alone (Ne mangez jamais seul), écrit par Keith Ferazzi et Tahl Raz.

« Après avoir passé deux décennies à utiliser le pouvoir que me procuraient mes relations dans ma propre vie et dans ma propre carrière, écrit Ferrazzi dans le chapitre d’introduction, j’en suis venu à penser que la compétence de communication était l’une des plus importantes à acquérir, tant dans la vie que dans le milieu professionnel. Pourquoi ? Eh bien, pour le dire simplement, on fait affaire avec les gens que l’on connaît. »

Ferrazzi anime des séminaires sur le sujet à Stanford, Wharton et ailleurs. Il cite une récente étude du Bureau of Labor Statistics, selon laquelle environ un Américain sur cinq a obtenu un emploi grâce au réseautage, mais près de 72 % de ceux qui ont un salaire à six chiffres (plus de trois fois la moyenne nationale) ont trouvé leur emploi grâce à un ami, un ancien copain d’école ou un collègue.

Établissez des relations avant d’en avoir besoin

Voici ce que suggèrent Ferrazzi et Raz pour un réseautage réussi.

Selon moi, la plus grande force de Ferrazzi en tant qu’expert en réseautage réside dans le fait qu’il a conscience d’une chose : vous obtiendrez plus si vous donnez plus. Le réseautage ne consiste pas à réunir les gens et à distribuer des cartes de visite. Selon lui, ce n’est pas non plus du marchandage. « Ne tenez pas les comptes. Si vous donnez, donnez et donnez encore. Vous recevrez forcément en retour. La générosité est la clé du succès. »

Six bons moyens de bâtir votre réseau

Les opportunités de réseautage sont partout. Voici quelques idées développées par Keith Ferrazzi et Tahl Raz dans leur ouvrage Never Eat Alone.

  1. Faites une pause de 15 minutes autour d’un café.
  2. Assistez à des conférences.
  3. Invitez une personne à venir avec vous lors d’une séance d’entraînement ou lors d’une activité de loisir.
  4. Partagez un petit-déjeuner rapide.
  5. Invitez une personne à un événement particulier, comme une sortie au théâtre, une séance de dédicaces ou un concert.
  6. Invitez des gens chez vous.

Tôt ou tard, vous en récolterez les fruits. Et vous verrez que les grandes opportunités ne sont pas si rares que ça !

[Pour retrouver tous les conseils de Mark, notamment concernant le recrutement et le réseautage dans le cadre de la création d’entreprise, inscrivez-vous à notre série Démarrez votre entreprise en cliquant ici…]

Mark Ford

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Mark Ford
Mark Ford
Rédacteur en chef du Club des Créateurs de Richesse

« Je m’appelle Mark Ford et suis un millionnaire autodidacte. Je suis né à Brooklyn, à New York, où je vivais dans un minuscule appartement avec mes parents et mes trois frères et sœurs. Mon père était professeur de lycée, il gagnait environ 10 000 dollars par an…

J’ai rejoint le bénévolat (Peace Corps) quand j’étais un jeune homme… j’ai dormi sur des sols boueux dans des huttes africaines… et lorsque mon premier enfant est né, je gagnais moins de 9 000 euros par an. J’ai réalisé que quelque chose devait changer. Et c’est à ce moment que j’ai décidé de gagner sérieusement ma vie.

Depuis mon adolescence “rêveuse”, j’ai passé 39 ans à étudier et pratiquer les secrets pour devenir financièrement indépendant.

J’ai commencé avec le business des services, les toitures, la pose de piscine, la peinture en bâtiment. Ensuite j’ai évolué vers les restaurants, clubs de santé, clubs d’arts martiaux, deux agences de voyage et deux galeries d’art.

En fait, j’ai lancé des business dans tous les secteurs que vous pouvez imaginer – et j’ai collaboré dans bien plus encore. A la fin, mes clients me payaient jusqu’à 2 000 dollars l’heure pour que je les conseille sur leur business – et c’était justifié puisqu’une seule de mes idées pouvait transformer leur entreprise à la peine en entreprise à succès.

Aujourd’hui, je dispose de 50 millions d’euros…

Mais j’ai toujours eu une passion : enseigner. C’est à cela que j’aime passer du temps en ce moment : apprendre aux gens à devenir riche (j’ai beaucoup de chance : je n’aurais plus jamais à me soucier de l’argent désormais, et je peux me permettre de me consacrer aux projets qui m’intéressent).

Il y a des gens qui écrivent leurs Mémoires lorsqu’ils arrivent à l’âge de la retraite. D’autres se lancent dans des activités philanthropiques… Pas moi…

Je veux être reconnu pour avoir aidé un maximum de gens à devenir riche. C’est ce que j’aime faire. Et j’en ai déjà aidé des dizaines, si ce n’est des centaines durant toute ma carrière.

Mais maintenant que je me dirige vers l’âge de la retraite, j’ai décidé de me consacrer entièrement à cela pour le reste de mes jours en créant le Wealth Builder Club (Club des Créateurs de Richesse). Je transmets aujourd’hui toute mon expérience et mon savoir-faire aux membres de mon club qui sont de plus en plus nombreux et qui viennent du monde entier. Je les aide à bâtir leur fortune.

J’en suis fier. Cela fait aussi de moi un retraité heureux, qui se sent utile aux autres. »