Les vérités à ne jamais oublier pour passer à l’action

Rédigé le 1 septembre 2017 par | Agir, Productivité Imprimer

Cher lecteur,

Selon un vieux dicton attribué à Mark Twain, « l’homme qui ne lit pas de bons livres n’a aucun avantage sur l’homme qui ne sait pas lire ».

Une variante intéressante de ce dicton consiste à dire que l’homme qui a de bonnes idées mais qui n’agit pas n’a aucun avantage sur l’homme qui n’en a pas.

Tout notre environnement est composé d’informations exploitables, bien plus que nous ne pouvons gérer. On nous rappelle constamment les choses que nous devrions faire, mais généralement nous n’en réalisons qu’une petite partie.

Selon moi, notre importante inertie est due à la mauvaise compréhension que nous avons de ce qui se passe lorsque nous agissons, et non du manque de volonté ou de notre supposée faiblesse. Et cela n’a rien à voir non plus avec l’ingestion de caféine ou de « smart drugs ».

Nous n’agissons pas car nous pensons que les termes activité et action recouvrent la même réalité. Nous n’agissons pas car le monde dans lequel nous vivons est tellement détaché de la réalité qu’il est difficile d’en comprendre ne serait-ce qu’une infime partie.

Lorsque des personnes désireuses de démarrer une activité de commerce sur Internet venaient me consulter, il m’était incroyablement facile de leur apprendre comment et quoi faire ; ce qui était plus compliqué, c’était de les amener à faire quelque chose de ces informations.

Les personnes avec qui j’ai travaillé étaient d’âge moyen, elles avaient réussi dans la vie et affichaient un salaire à six chiffres. Elles étaient intelligentes et compétentes, mais craignaient l’incertitude, voire même le risque modéré. Pour bon nombre d’entre nous, l’incapacité à comprendre l’action et le manque de clarté empêchent d’agir. Il suffit d’apprendre quelques points essentiels et nous pourrons agir de façon plus efficace dans notre vie quotidienne.

1. L’action permet l’émergence

Lorsque vous agissez, vous pouvez percevoir et créer de nouvelles perspectives. Si vous n’avez jamais été en bonne santé, cela peut paraître impossible. Si, jusqu’à aujourd’hui, tous vos efforts entrepreneuriaux ont échoué, il se peut que « vous ne soyez tout simplement pas fait(e) pour ça ». Si toutes vos relations se sont soldées par un échec, vous êtes peut-être taillé(e) pour être seul(e). Pourtant, il suffirait d’un pas supplémentaire pour qu’un tout nouvel ensemble de possibilités émerge, que ce soit en matière de santé, de rentabilité ou d’amour.

L’important est de continuer d’agir, même si nous ne sommes pas convaincus de pouvoir réussir. L’action permet de faire un pas de plus en direction de la réussite.

Je connais une femme de 75 ans, elle a passé presque toute sa vie d’adulte célibataire et a collectionné les échecs sentimentaux. Elle avait renoncé à l’amour, mais s’est efforcée de continuer de faire des rencontres. Aujourd’hui, elle est mariée et heureuse parce qu’elle n’a jamais cessé de rencontrer des gens. Elle a continué d’agir.

Lorsque nous agissons, nous entrevoyons des possibilités qui nous étaient invisibles jusque-là. Nous créons également des opportunités qui n’existaient pas auparavant.

2. La motivation découle de l’action

L’une des idées reçues les plus courantes consiste à penser qu’il faut être motivé ou qu’il faut « le sentir » pour agir. C’est totalement faux. En réalité, nous sommes plus enclins à faire quelque chose une fois que nous avons commencé à le faire.

Je suis rarement motivé pour aller faire du sport, méditer ou manger sainement ; mais une fois que j’ai commencé, la motivation suit. Il en va de même pour l’écriture, rien ou presque n’est moins motivant qu’une page blanche. La motivation vient après avoir commencé, pas avant.

Se souvenir que la motivation découle de l’action vous donnera la force de commencer.

3. L’inaction est plus effrayante

L’action semble effrayante car la douleur qui l’accompagne est immédiate, aiguë et manifeste. On en voit les bénéfices après la douleur.

L’inaction est tentante parce que les bénéfices apparaissent en premier (surtout le confort) et la douleur qui y est associée n’apparaît que plus tard : nos esprits et nos corps se dégradent lentement, nos capacités s’amoindrissent et notre existence s’amenuise en général.

La douleur qui accompagne l’action est stimulante, celle qui accompagne l’inaction est déprimante.

L’action ferme les portes puis les ouvre, alors que l’inaction permet uniquement de les fermer.

4. L’action nous connecte à la réalité

Avant d’essayer quelque chose, nous pensons toujours que ce sera beaucoup plus facile ou beaucoup plus dur que ce qui se passe en réalité. De deux choses l’une : soit notre vision de ce que sont en réalité nos compétences est erronée, soit la tâche à accomplir n’est pas telle que nous le pensions. Soit, plus vraisemblablement, un peu des deux.

L’action nous connecte à la réalité, faisant fi de la représentation que nous avons du monde. Nous touchons à quelque chose puis nous observons ce qui se passe. Nous ne devinons pas, nous n’émettons pas d’hypothèse, nous expérimentons.

L’action nous connecte à la réalité, de sorte que nous n’avons pas besoin d’avoir foi en nous. Au lieu de cela, nous pouvons apporter la preuve solide de ce que nous sommes.

5. L’action n’est pas insignifiante

« Les idiots essaient d’avoir un discours gagnant, les autres essaient de gagner. » — Nassim Taleb

Le monde entier semble déterminé à être à la fois offensé et offensant. Nous exigeons tous qu’il y ait une diversité de pensée, mais seulement notre type de diversité.

Lorsque nous nous orientons vers l’action, nous nous concentrons davantage sur ce qui est fait et moins sur ce qui est dit. Il s’agit de s’investir personnellement et d’agir en conséquence. Pour Taleb, si vous prenez des risques et que vous faites face à votre destin avec dignité, rien de ce que vous accomplirez ne fera de vous un petit ; et si vous ne prenez pas de risques, rien de ce que vous ferez ne vous rendra grand, rien.

Vos lectures et vos recherches doivent être guidées par vos intérêts et vos besoins, et non par des obligations sociales.

Le monde exige que vous vous souciiez de ses petites querelles. Les gros titres sur les actes d’incivilités ou les affronts faits à des célébrités nous poussent à nous soucier seulement des détails.

D’après Thoreau, « ils sont un millier à couper les branches du mal contre un seul qui s’attaque à ses racines ». Ce sont ces hommes et ces femmes d’action qui sont capables de s’attaquer à la racine de nos problèmes, car ils sont les seuls à pouvoir passer outre les foutaises insignifiantes et à opérer un véritable changement dans leur vie et dans le monde en général.

Résumé : comprendre l’action

Si nous gardons en mémoire les cinq réalités suivantes concernant l’action, il nous sera plus facile d’agir de façon audacieuse au quotidien. Cela nous aidera également à être plus exigeants dans les actions que nous entreprenons. Il s’agira moins d’une activité que d’une action appropriée.

1. L’action révèle et crée des perspectives qui sont actuellement cachées ou qui n’existent pas encore.

2. La motivation découle plus souvent de l’action qu’elle ne la précède. N’attendez pas d’être motivé(e) pour faire quelque chose. Faites quelque chose pour vous motiver.

3. Si vous adoptez une vision à long terme, vous verrez que l’inaction est bien plus néfaste pour votre vie que l’action. L’action vous permet d’évoluer, alors choisissez la douleur immédiate et la satisfaction future.

4. L’action vous connecte à la réalité, ce qui serait impossible si vous restiez dans l’abstrait. Ne perdez pas votre temps à essayer d’avoir foi en vous-même lorsque vous avez la possibilité de faire la preuve de vos capacités.

5. Agir signifie que vous avez décidé d’être important et non insignifiant. Cela signifie que vous êtes plus préoccupé par le fait de gagner que d’avoir un discours gagnant : vous faites ce qui compte vraiment.

Kyle Eschenroeder

Partagez cet article

kyleeschenroeder
kyleeschenroeder
Entrepreneur

Kyle Eschenroeder est entrepreneur. Il a écrit un ouvrage unique en son genre pour combattre la procrastination et passer à l’action : The Pocket Guide to Action (en anglais)