Êtes-vous accro à l’information ?

Rédigé le 30 mai 2017 par | Doper sa carrière, Mark Ford Imprimer

Cher lecteur,

Vous le savez, le chemin de la réussite passe aussi par la sélection précise et pertinente des informations qui pourront vraiment vous faire progresser. C’est ce que nous nous efforçons de faire chaque semaine dans Provoquez votre réussite.

Récemment, j’ai eu une discussion très intéressante avec une vieille connaissance qui semblait ne jamais résister à la tentation de s’informer – ou d’adhérer à des programmes de formation. Il m’a semblé important de vous en parler.

Mes retrouvailles avec Dave

Cela faisait quasiment 20 ans que je n’avais pas vu Dave.

Au début des années 90, lorsque nous avons déménagé à Boca Raton, Dave était mon dentiste. Il a continué à soigner K et les enfants une fois que nous nous sommes installés à Delray Beach, 10 ans plus tard, mais j’ai fini par opter pour des soins dentaires plus près de chez nous. Dave m’a contacté lorsqu’il a découvert que je me cachais derrière le nom de plume de « Michael Masterson ». K lui avait donné mon adresse e-mail.

« On déjeune ensemble, m’a-t-il écrit. Il faut que je te pose quelques questions. »

Plusieurs semaines plus tard, nous nous sommes retrouvés devant une salade d’émincé de poulet au restaurant City Oyster, sur Atlantic Avenue. Dave semblait nerveux, c’était comme si le personnage de Michael Masterson l’intimidait. Je fis de mon mieux pour le convaincre que j’étais bien celui qui grimaçait de douleur lorsqu’il me détartrait les dents.

Nous avons parlé de nos familles respectives, mais il était clair qu’il avait autre chose derrière la tête.

Il a fini par se dévoiler et me parler d’une décision qu’il ne parvenait pas à prendre : il était tombé sur une proposition d’abonnement à un programme de e-marketing et il se demandait s’il devait dépenser 100 000 dollars pour en profiter.

« J’ai étudié ce qu’ils proposent, m’a-t-il dit. C’est vraiment bien. Mais je ne suis pas certain que cela m’apporte quelque chose d’investir dans ce genre de chose.

— Cent mille, c’est beaucoup d’argent », répondis-je. Je me sentais comme Sam Spade évoquant avec Gutman le prix du Faucon Maltais.

— « Mais tu peux récupérer beaucoup, m’expliqua Dave. Ils font tout le boulot technique, ce que je ne maîtrise pas bien. Tout ce que j’ai à faire, c’est d’arriver avec des idées.

— Et bien, répondis-je en prenant cette voix traînante particulière à Sam Spade, tu as des idées ? » En fait, Dave n’en avait aucune.

— « Tout ce que je sais, c’est que mon activité professionnelle ne me convient pas, dit-il. J’ai fait une auto-évaluation en ligne et il en est ressorti que j’ai choisi la pire activité par rapport à ma personnalité. » À presque 50 ans, Dave en avait conclu que toute sa carrière était un formidable gâchis. « J’avais 8 ans et je voulais déjà être dentiste, me dit-il. Si j’avais su que cela ne me correspondait pas, j’aurais fait autre chose.

— Comme quoi ? lui demandai-je.

— Comme ce que tu fais. » Il souriait mais paraissait sérieux.

— « Écoute, ce que je fais c’est super, mais tu ne peux pas conclure que toute ta vie a été gâchée simplement parce que tu as fait un test rapide qui avait probablement pour but de te vendre quelque chose.

— Mais tout était vrai, insista-t-il. Ce test n’a fait que mettre en exergue ce que je savais mais que j’avais peur d’admettre. »

La serveuse arriva pour remplir nos verres. Pendant un moment, nous mangeâmes sans rien dire.

— « Donc, je pense que comme je ne suis pas fasciné par le côté technique, ce programme de e-marketing serait une bonne chose pour moi.

— As-tu passé beaucoup de temps à explorer ce qu’était le e-marketing ? lui demandai-je.

— Environ 3 ans.

— Et combien de produits d’informations sur le sujet as-tu achetés sur cette période ? » lui demandai-je. Dave se mit à rire.

— « Je ne peux même plus les compter.

— Combien as-tu dépensé ?

— Des dizaines de milliers de dollars, probablement davantage.

— Et pourtant, à l’heure qu’il est, tu n’as pas vraiment commencé ton activité de e-marketing », lui dis-je.

Il opina, puis énuméra les noms de chaque programme de e-marketing qu’il avait achetés, tous ceux que je connaissais et des dizaines d’autres dont je n’avais jamais entendu parler.

— « Tu en as vraiment achetés beaucoup.

Dave expliqua que lorsqu’il lisait une pub pour un nouveau produit de e-marketing, il était totalement « absorbé », même s’il savait très bien qu’il s’agissait d’un « discours commercial ».

— « Je sais bien que je me laisse emballer par un professionnel des mots, mais je ne peux m’empêcher d’acheter.

— Je comprends, répondis-je. Tu es ce que l’on appelle un accro à l’information.

— Ah bon ?

— Oui.

— Et toi ?, me demanda-t-il. J’ai lu que tu lisais de nombreux livres d’informations, environ un par semaine.

— Oui, mais je ne suis pas accro à l’information. Je ne fais que les utiliser.

— Quelle est la différence ? »

Je lui expliquai que la différence était énorme.

Les différences entre l’accro à l’info et celui qui les utilise

Un accro aux informations est intoxiqué par le processus d’achat d’informations. Même s’il peut se leurrer et penser qu’il utilisera les informations qu’il achète, il n’en est rien.

Celui qui utilise les informations envisage les achats pour leur côté pratique. Il achète des informations à des fins pragmatiques et spécifiques. Il utilise les informations qu’il achète dans un but bien précis, créer ou développer une société, apprendre une nouvelle langue ou encore améliorer ses compétences en matière de négociation.

Un accro aux informations n’est jamais plus heureux que lorsqu’il achète les informations. Mais son enthousiasme est rapidement émoussé. Quelques heures ou quelques jours après avoir obtenu les informations désirées, il passe à autre chose. Le nouveau produit s’entasse sur l’étagère, avec les autres et il attend avec impatience le prochain.

Celui qui utilise les informations progresse. S’il lit un ouvrage sur la nutrition, il y a de bonnes chances pour qu’il modifie rapidement ses habitudes alimentaires s’il a aimé le livre.

Au contraire, l’accro aux informations peut avoir 26 livres sur la nutrition dans son salon. Il peut même les avoir tous lus tout en restant sur son canapé à grignoter des chips.

Celui qui utilise les informations les consomme pour en tirer parti. S’il investit 100 dollars pour en savoir plus sur un sujet, il espère en tirer un avantage substantiel, peut-être mille dollars, qu’il s’agisse d’une valeur matérielle ou spirituelle. Un accro aux informations les consomme comme de la drogue ou des bonbons. Cela lui donne un plaisir immédiat, puis plus rien. C’est la raison pour laquelle il veut toujours acheter plus.

Celui qui utilise les informations a des attentes à long terme en matière de connaissances. Selon lui, les connaissances qu’il acquiert maintenant s’accumuleront avec le temps puisqu’il en saura toujours plus et il sera plus à même d’optimiser ce qu’il a appris pour en tirer un avantage toujours plus important. Celui qui est accro aux informations vit dans l’ici-et-maintenant. Il ne croit pas en l’accumulation, il cherche toujours le prochain sujet brûlant.

Et vous ?

Êtes-vous un accro aux informations ? Faites le test

Répondez « Oui » si vous êtes d’accord avec l’affirmation ci-dessous ou « Non » dans le cas contraire :

1. Au cours de l’année passée, j’ai acheté plus de 12 livres que je n’ai pas lus. (Si vous répondez Oui, attribuez-vous 2 points).

2. Au cours de l’année passée, j’ai acheté :

  • Uniquement des produits d’informations (comme des newsletters sur l’investissement) que j’ai utilisés. (Oui = 1 point)
  • Entre un et trois produits d’informations d’une valeur de 100 dollars que je n’ai pas utilisés. (Oui = 2 points)
  • Entre trois et cinq produits d’informations d’une valeur de 100 dollars que je n’ai pas utilisés. (Oui = 3 points)
  • Plus de cinq produits d’informations d’une valeur de 100 dollars que je n’ai pas utilisés. (Oui = 5 points)

3. Au cours de l’année passée, j’ai acheté au moins un produit d’informations d’une valeur de 1 000 dollars que je n’ai pas utilisé. (Oui = 5 points)

4. Je suis très enthousiaste :

  • Lorsque je commande le produit. (Oui = 3 points)
  • Lorsque je le reçois. (Oui = 2 points)
  • Lorsque je commence à l’utiliser. (Oui = 1 point)

5. Lorsque je lis un livre, je me sens obligé de le lire de la première à la dernière page. (Oui = 2 points)

6. Lorsque je lis quelque chose, je prends généralement des notes. (Oui = 1 point, Non = 2 points)

Alors, combien de points avez-vous obtenu ?

Si vous avez obtenu 8 points ou plus, vous êtes accro aux informations.

Si tel est le cas, ne désespérez pas. Vous pouvez devenir un simple utilisateur.

Suivez ces deux règles pour vous libérer

1. Lorsque vous achetez un produit d’informations, donnez-vous une limite dans le temps pour le lire et mettez en œuvre ce que vous avez appris.

Par exemple, fixez-vous un objectif qui vous obligera à mettre en place les actions recommandées dans les 24h qui suivent la réception du produit. Puis mettez en place au moins une des actions recommandées chaque semaine.

2. N’achetez pas de nouveau produit avant d’avoir progressé grâce à celui que vous venez d’acheter.

Et voilà. Suivez ces règles et non seulement vous serez libéré de votre addiction, mais votre vie en sera radicalement améliorée.

A notre réussite commune,

Mark Ford

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Mark Ford
Mark Ford
Rédacteur en chef du Club des Créateurs de Richesse

« Je m’appelle Mark Ford et suis un millionnaire autodidacte. Je suis né à Brooklyn, à New York, où je vivais dans un minuscule appartement avec mes parents et mes trois frères et sœurs. Mon père était professeur de lycée, il gagnait environ 10 000 dollars par an…

J’ai rejoint le bénévolat (Peace Corps) quand j’étais un jeune homme… j’ai dormi sur des sols boueux dans des huttes africaines… et lorsque mon premier enfant est né, je gagnais moins de 9 000 euros par an. J’ai réalisé que quelque chose devait changer. Et c’est à ce moment que j’ai décidé de gagner sérieusement ma vie.

Depuis mon adolescence “rêveuse”, j’ai passé 39 ans à étudier et pratiquer les secrets pour devenir financièrement indépendant.

J’ai commencé avec le business des services, les toitures, la pose de piscine, la peinture en bâtiment. Ensuite j’ai évolué vers les restaurants, clubs de santé, clubs d’arts martiaux, deux agences de voyage et deux galeries d’art.

En fait, j’ai lancé des business dans tous les secteurs que vous pouvez imaginer – et j’ai collaboré dans bien plus encore. A la fin, mes clients me payaient jusqu’à 2 000 dollars l’heure pour que je les conseille sur leur business – et c’était justifié puisqu’une seule de mes idées pouvait transformer leur entreprise à la peine en entreprise à succès.

Aujourd’hui, je dispose de 50 millions d’euros…

Mais j’ai toujours eu une passion : enseigner. C’est à cela que j’aime passer du temps en ce moment : apprendre aux gens à devenir riche (j’ai beaucoup de chance : je n’aurais plus jamais à me soucier de l’argent désormais, et je peux me permettre de me consacrer aux projets qui m’intéressent).

Il y a des gens qui écrivent leurs Mémoires lorsqu’ils arrivent à l’âge de la retraite. D’autres se lancent dans des activités philanthropiques… Pas moi…

Je veux être reconnu pour avoir aidé un maximum de gens à devenir riche. C’est ce que j’aime faire. Et j’en ai déjà aidé des dizaines, si ce n’est des centaines durant toute ma carrière.

Mais maintenant que je me dirige vers l’âge de la retraite, j’ai décidé de me consacrer entièrement à cela pour le reste de mes jours en créant le Wealth Builder Club (Club des Créateurs de Richesse). Je transmets aujourd’hui toute mon expérience et mon savoir-faire aux membres de mon club qui sont de plus en plus nombreux et qui viennent du monde entier. Je les aide à bâtir leur fortune.

J’en suis fier. Cela fait aussi de moi un retraité heureux, qui se sent utile aux autres. »