Travailler dur pour atteindre vos objectifs… Sans passer à côté de votre vie

Rédigé le 23 mai 2017 par | Gestion du temps, Mark Ford Imprimer

Vendredi dernier, je vous avais invité à vous demander quel type de travailleur vous étiez :

Mais chacune de ces philosophies a ses avantages et ses inconvénients. Et chacun d’entre nous voudrait tout avoir. Comme je vous le disais, c’est possible. Mais il faut faire preuve d’une grande discipline. Voici mes recommandations.

Travaillez dur quelques années…

Pour avoir un salaire à six ou sept chiffres, vous devrez passer un certain nombre d’années – en moyenne entre trois et sept ans – à venir travailler avant tout le monde et à apprendre sur des sujets qui ne trouveront aucune grâce auprès de la plupart de vos collègues. (Par exemple, « Comment ma société réalise-t-elle véritablement ses bénéfices ? »).

En faisant cela, il est quasi certain que votre salaire montera en flèche – soit comme chef d’entreprise en développant vos activités rapidement en tant que consultant dans votre propre secteur, soit comme PDG d’une société que vous lancerez pour concurrencer (ou compléter) votre entreprise actuelle.

Il est relativement facile d’avoir un salaire élevé car, à un moment donné du processus de maîtrise de la valeur économique de vos compétences, vous deviendrez un créateur de richesse de façon « automatique ». En tant que tel, vous obtiendrez aisément un revenu très élevé et le mode de vie luxueux qui va avec. La difficulté apparaîtra lorsque vous souhaiterez éteindre votre « mode automatique ».

… Puis rééquilibrez la balance

La plupart des créateurs de très grandes richesses font face à ce problème. C’est la raison pour laquelle tant de gens travaillent jusqu’à en être malade, ou au point que cela en devienne une cause de divorce ou de dépression.

J’ai passé 20 ans à négliger mes amis et ma famille et j’ai failli les perdre plus d’une fois. Si cela avait été le cas, ce ne sont pas les pièces entassées dans ma tirelire qui m’auraient consolé. Heureusement pour moi, je me suis ressaisi avant qu’il ne soit trop tard.

Si vous êtes un lecteur ou une lectrice de longue date de Provoquez votre réussite, vous savez à quel moment je me suis repris : je devais avoir 50 ans. En marchant sur un pont à Rome un matin, je me suis rendu compte que même si je vivais jusqu’à 100 ans, la moitié de ma vie était déjà passée.

Environ la moitié de ces 50 années avait été consacrée au plaisir immédiat et l’autre moitié à un travail ennuyeux. Contrairement à mes espoirs de jeunesse, je suis devenu l’un des clichés dont je me moquais quand j’étais jeune homme – un individu terne et insipide, qui ne se souvient pas de la date d’anniversaire de ses enfants.

Depuis ce jour de prise de conscience, j’ai essayé d’avoir une vie équilibrée.

Mais pour y arriver, j’ai dû admettre que la personne que j’étais devenue, un travailleur soumis à l’éthique protestante du travail, allait avoir du mal à ralentir et à prendre le temps de vivre sa vie.

Trois mesures pour profiter de la vie

J’ai cependant fait des progrès. Voici ce que je fais actuellement pour m’assurer que je profite de la vie pendant que je le peux encore :

Ma nouvelle règle consiste à « tout déléguer ». Pour moi, c’est un grand défi. Je n’ai jamais été obsédé par l’idée de tout contrôler. J’ai toujours été heureux de choisir et de former des subordonnés pour prendre en charge le travail que je faisais. Mais j’aimais avoir la réputation d’être le gars qui pouvait faire avancer les choses lorsque les systèmes étaient défaillants, l’annonceur qui créait une campagne révolutionnaire, l’inventeur du produit qui serait la prochaine grande nouveauté, etc., et donc j’étais toujours prêt et disposé à surgir et à jouer le héros en période de crise.

Au fur et à mesure que mes affaires se développaient, les situations critiques devenaient plus fréquentes. En d’autres termes, j’étais toujours celui qui réglait les problèmes, souvent à la place des personnes qui auraient pu parfaitement trouver les solutions par elles-mêmes. Maintenant, j’estime que relever de tels défis est contre-productif. Cela m’empêche d’accomplir d’autres choses et empêche de jeunes salariés ambitieux de me remplacer.

Trois fois par jour, j’arrête de travailler pour faire de l’exercice. De 6h30 à 7h chaque matin, je fais du Pilates ou du yoga. De 12h à 12h30, je fais de la musculation et de 17h30 à 18h, je fais du Jiu-Jitsu. L’organisation de ces pauses agréables me force à travailler plus efficacement quand je suis à mon bureau, ce qui est bon pour les affaires.

Peut-être vous dites-vous : « C’est facile pour lui de dire ça. Il a déjà fait fortune. Mais qu’en est-il de ceux qui comme moi doivent continuer à travailler ? »

Eh bien, c’est exactement ça l’intérêt. S’amuser peut être un objectif d’égalité des chances. Vous pouvez vraiment vous amuser au travail, il vous suffit de changer la façon dont vous abordez les tâches que vous devez absolument accomplir.

Il est vrai que je suis arrivé à un point de ma carrière où je pourrais revendre mes entreprises et cesser complètement de travailler si je le voulais. Mais, pour diverses raisons, j’ai choisi de passer une partie de mon temps à travailler chaque jour. Et pour être efficace dans mon travail, je dois toujours faire d’abord attention aux choses les plus importantes – tout comme je l’ai toujours fait. Je dois me concentrer sur les ventes, sur le marketing et sur la création de nouveaux produits.

Ce ne sont que trois des techniques que j’ai mises en pratique qui me permettent de maintenir une vie professionnelle équilibrée.

Séparez votre vie professionnelle de votre vie personnelle

Je fais également des progrès sur ce qui se passe après le travail en suivant ces règles :

Je suis loin de me sentir comme si j’avais vécu une vie équilibrée. J’ai encore beaucoup à apprendre pour pouvoir profiter de la vie et vivre l’instant présent, mais j’ai fait des progrès.

Si demain j’apprenais qu’il ne me reste que peu de temps à vivre, je serais beaucoup plus enclin à profiter de la compagnie de mes proches que je pouvais l’être à Rome, avant de me rendre compte du cliché que j’étais devenu.

Alors changez vos habitudes et joignez l’utile à l’agréable !

Mark Ford

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Mark Ford
Mark Ford
Rédacteur en chef du Club des Créateurs de Richesse

« Je m’appelle Mark Ford et suis un millionnaire autodidacte. Je suis né à Brooklyn, à New York, où je vivais dans un minuscule appartement avec mes parents et mes trois frères et sœurs. Mon père était professeur de lycée, il gagnait environ 10 000 dollars par an…

J’ai rejoint le bénévolat (Peace Corps) quand j’étais un jeune homme… j’ai dormi sur des sols boueux dans des huttes africaines… et lorsque mon premier enfant est né, je gagnais moins de 9 000 euros par an. J’ai réalisé que quelque chose devait changer. Et c’est à ce moment que j’ai décidé de gagner sérieusement ma vie.

Depuis mon adolescence “rêveuse”, j’ai passé 39 ans à étudier et pratiquer les secrets pour devenir financièrement indépendant.

J’ai commencé avec le business des services, les toitures, la pose de piscine, la peinture en bâtiment. Ensuite j’ai évolué vers les restaurants, clubs de santé, clubs d’arts martiaux, deux agences de voyage et deux galeries d’art.

En fait, j’ai lancé des business dans tous les secteurs que vous pouvez imaginer – et j’ai collaboré dans bien plus encore. A la fin, mes clients me payaient jusqu’à 2 000 dollars l’heure pour que je les conseille sur leur business – et c’était justifié puisqu’une seule de mes idées pouvait transformer leur entreprise à la peine en entreprise à succès.

Aujourd’hui, je dispose de 50 millions d’euros…

Mais j’ai toujours eu une passion : enseigner. C’est à cela que j’aime passer du temps en ce moment : apprendre aux gens à devenir riche (j’ai beaucoup de chance : je n’aurais plus jamais à me soucier de l’argent désormais, et je peux me permettre de me consacrer aux projets qui m’intéressent).

Il y a des gens qui écrivent leurs Mémoires lorsqu’ils arrivent à l’âge de la retraite. D’autres se lancent dans des activités philanthropiques… Pas moi…

Je veux être reconnu pour avoir aidé un maximum de gens à devenir riche. C’est ce que j’aime faire. Et j’en ai déjà aidé des dizaines, si ce n’est des centaines durant toute ma carrière.

Mais maintenant que je me dirige vers l’âge de la retraite, j’ai décidé de me consacrer entièrement à cela pour le reste de mes jours en créant le Wealth Builder Club (Club des Créateurs de Richesse). Je transmets aujourd’hui toute mon expérience et mon savoir-faire aux membres de mon club qui sont de plus en plus nombreux et qui viennent du monde entier. Je les aide à bâtir leur fortune.

J’en suis fier. Cela fait aussi de moi un retraité heureux, qui se sent utile aux autres. »