Il y a deux façons de travailler dur : quelle est la vôtre ?

Rédigé le 19 mai 2017 par | Gestion du temps, Mark Ford Imprimer

Cher lecteur,

Lorsque je me rends dans les pays du Tiers Monde pour des projets d’affaires, j’entends trop souvent des discours tels que : « Ici on ne sait pas ce que signifie travailler dur. »

Ce n’est pas vrai. Et si vous comprenez dans quelle mesure ce n’est pas vrai, vous aurez la clé pour déverrouiller votre esprit, pour vous allouer une plus grande part de liberté dans votre façon de travailler et davantage de temps pour vous détendre.

Les personnes avec qui j’ai travaillé en Afrique et en Amérique latine aspirent à travailler et n’hésitent pas à passer de longues heures afin d’atteindre leurs objectifs. 400 personnes travaillent à notre projet de développement de l’immobilier au Nicaragua, et la plupart d’entre elles sont heureuses de travailler dur, entre huit et dix heures par jour, six jours par semaine.

Cependant, la façon dont les peuples du Tiers Monde travaillent est différente et je pense que cette différence reflète leur vision du monde.

Enrique, le jeune homme qui s’occupe de ma maison à Rancho Santana, est un bon exemple. Lorsque je l’ai engagé, il y a plusieurs années, il ne possédait aucune compétence particulière. Il ne savait pas comment nettoyer une piscine, peindre des murs, laver un camion ou entretenir une pelouse. Comme il n’avait pas accès à toutes ces choses qui sont monnaie courante dans le monde développé (les piscines, la peinture sur les murs, les véhicules à moteur, les pelouses), il n’avait pas la moindre idée de la façon dont il fallait s’en occuper.

Mais c’est avec plaisir qu’il a appris à le faire et mon associé, Antonio, a été heureux de tout lui apprendre. Aujourd’hui, non seulement Enrique s’occupe de tout ce que je viens de mentionner, mais il sait également comment s’occuper de la plomberie, réparer la toiture et même faire office de chauffeur le cas échéant. Il y a seulement deux ans il ne savait rien faire, mais aujourd’hui c’est devenu quelqu’un d’incroyablement polyvalent et il accomplit toutes ses tâches avec enthousiasme et de façon minutieuse.

Et pourtant, quand on ne le connaît pas, on pourrait penser qu’Enrique n’est pas très travailleur. Pourquoi ? Car une fois qu’il a accompli toutes ses tâches, il se trouve une place à l’ombre, s’assoit et passe son temps à ne rien faire jusqu’à ce que le bus le ramène chez lui.

Comme de nombreux Nicaraguayens que je connais, Enrique effectue son travail pour atteindre un objectif.

Travailler dur selon Enrique, et travailler dur selon moi

Pour Enrique, l’objectif du travail est d’effectuer une tâche. Une fois que c’est le cas, il aspire à la tranquillité. Pour Enrique, une belle vie est une vie dans laquelle il y a autant de loisirs que possible. Sa perspective est court-termiste et minimaliste :

Face à cette perspective il y a la mienne, et je pense qu’elle se rapproche de ce que l’on appelle l’éthique protestante du travail :

La conception du monde d’Enrique se base sur une façon de vivre plus traditionnelle, sur la subsistance. Mais qu’il s’agisse d’Enrique ou de moi, nous sommes tous deux disposés à travailler dur pour atteindre nos objectifs.

Comme l’objectif principal d’Enrique est de profiter de davantage de loisirs chaque jour, il passe moins de temps que moi à travailler. Il travaillera autant que moi (s’il doit le faire pour survivre), mais une fois qu’il aura assez d’argent pour que ses conditions de vie très minimales soient respectées, il dépensera l’argent qu’il a en plus à jouer avec ses enfants ou à bavarder avec un ami plutôt que de se remettre au travail pour gagner quelques euros de plus.

De quel côté vous placez-vous ?

Ce sont deux façons d’envisager le travail, et chacune d’entre elles est basée sur une idée différente de ce que l’on appelle une vie convenable :

  1. Travailler juste le minimum nécessaire pour vivre. Profiter de la vie autant que possible. Profiter au maximum du jour présent, comme si c’était le dernier.
  2. Travailler aussi longtemps et aussi dur que possible et économiser au maximum. On aura tout le temps de profiter de la vie plus tard, à la retraite.

Quelle est la meilleure philosophie selon vous ? Tout dépend de votre vision des choses.

Si vous êtes jeune et insouciant(e), le style de vie qui vous conviendra le mieux sera sans doute de passer la majeure partie de votre temps à profiter de la vie. Mais si vous choisissez cette voie et qu’un jour vous vous retrouvez sans un sou, sans emploi et sans compétences susceptibles de vous amener à décrocher un autre poste, vous penserez probablement : « Si seulement j’avais passé moins de temps à m’amuser et plus de temps à travailler. »

D’un autre côté, si vous consacrez les meilleures années de votre vie à travailler pour gagner de l’argent et que vous finissez un jour par vous rendre compte que vous souffrez d’une maladie incurable – quel sera l’intérêt d’avoir une telle fortune ?

La plupart d’entre nous voudraient tout avoir :

Je pense qu’il est tout à fait possible de réaliser chacun de ces objectifs séparément. Mais pour tous les atteindre, il faut faire preuve d’une grande discipline. Et c’est l’un des fondements de ma philosophie, celle que j’explique régulièrement ici-même et au sein du Club des Créateurs de Richesse.

Mardi prochain, je vous dirai comment travailler dur pour atteindre vos objectifs, sans passer à côté de votre vie : car c’est bien là le risque qui vous guette.

Mark Ford

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Mark Ford
Mark Ford
Rédacteur en chef du Club des Créateurs de Richesse

« Je m’appelle Mark Ford et suis un millionnaire autodidacte. Je suis né à Brooklyn, à New York, où je vivais dans un minuscule appartement avec mes parents et mes trois frères et sœurs. Mon père était professeur de lycée, il gagnait environ 10 000 dollars par an…

J’ai rejoint le bénévolat (Peace Corps) quand j’étais un jeune homme… j’ai dormi sur des sols boueux dans des huttes africaines… et lorsque mon premier enfant est né, je gagnais moins de 9 000 euros par an. J’ai réalisé que quelque chose devait changer. Et c’est à ce moment que j’ai décidé de gagner sérieusement ma vie.

Depuis mon adolescence “rêveuse”, j’ai passé 39 ans à étudier et pratiquer les secrets pour devenir financièrement indépendant.

J’ai commencé avec le business des services, les toitures, la pose de piscine, la peinture en bâtiment. Ensuite j’ai évolué vers les restaurants, clubs de santé, clubs d’arts martiaux, deux agences de voyage et deux galeries d’art.

En fait, j’ai lancé des business dans tous les secteurs que vous pouvez imaginer – et j’ai collaboré dans bien plus encore. A la fin, mes clients me payaient jusqu’à 2 000 dollars l’heure pour que je les conseille sur leur business – et c’était justifié puisqu’une seule de mes idées pouvait transformer leur entreprise à la peine en entreprise à succès.

Aujourd’hui, je dispose de 50 millions d’euros…

Mais j’ai toujours eu une passion : enseigner. C’est à cela que j’aime passer du temps en ce moment : apprendre aux gens à devenir riche (j’ai beaucoup de chance : je n’aurais plus jamais à me soucier de l’argent désormais, et je peux me permettre de me consacrer aux projets qui m’intéressent).

Il y a des gens qui écrivent leurs Mémoires lorsqu’ils arrivent à l’âge de la retraite. D’autres se lancent dans des activités philanthropiques… Pas moi…

Je veux être reconnu pour avoir aidé un maximum de gens à devenir riche. C’est ce que j’aime faire. Et j’en ai déjà aidé des dizaines, si ce n’est des centaines durant toute ma carrière.

Mais maintenant que je me dirige vers l’âge de la retraite, j’ai décidé de me consacrer entièrement à cela pour le reste de mes jours en créant le Wealth Builder Club (Club des Créateurs de Richesse). Je transmets aujourd’hui toute mon expérience et mon savoir-faire aux membres de mon club qui sont de plus en plus nombreux et qui viennent du monde entier. Je les aide à bâtir leur fortune.

J’en suis fier. Cela fait aussi de moi un retraité heureux, qui se sent utile aux autres. »