L’échec, clé de la réussite ?

Rédigé le 5 mai 2017 par | Mindset Imprimer

Cher lecteur,

Dans Provoquez votre réussite, Mark Ford recommande régulièrement de suivre la stratégie qui l’a mené vers le succès : « Prêt, Feu, Visez ! ». Il n’y a rien de plus important que de se lancer d’abord, pour régler ensuite la mire.

Rappelez-vous, il y a quelques jours, je vous avais parlé des 10 qualités pour réussir et j’avais évoqué la possibilité de l’échec.

Car dans ce cadre bien entendu, l’échec est une éventualité à prendre en compte. Et il est primordial de s’en relever pour accéder à la réussite. Aux Etats-Unis – on le voit avec Mark – l’échec est presque mis en valeur dès lors qu’il est considéré comme une étape dont on se nourrit.

Tout le monde connaît des échecs dans la vie

Pourquoi certains sont très à l’aise avec leurs mésaventures, alors que d’autres sont tétanisés à l’idée d’échouer ?

Si cette crainte est plus que légitime, elle ne doit pas pour autant être un obstacle. Il est rare que des personnes réussissent toujours ce qu’elles entreprennent du premier coup, mais les mentalités restent difficiles à changer.

Vous ne vous rappelez pas combien de fois vous êtes tombé avant de tenir debout et de marcher ? Beaucoup ! Vous êtes familier à l’échec… ça ne dure pas.

A l’école, on ne vous apprend pas la possibilité d’un échec. Difficile de trébucher par la suite sans en être profondément affecté !

L’échec est pourtant une expérience qui apporte de la sagesse, un recul qui permet de continuer ou de recommencer « en mieux ».

L’échec est source d’avancée… et comprendre l’échec, c’est savoir comment réussir.

Comme je vous le disais, Outre-Atlantique, l’échec fait partie du succès. En France, le succès est suspect et l’échec dénoncé. A nous de « casser » ces schémas mentaux et sociétaux qui s’imposent à nous et nous limitent.

Libérez-vous des préjugés et des stéréotypes

Comme se plaît à le souligner Marc Simoncini (créateur de Meetic) :

« Un conseil pour réussir : ne jamais écouter les conseils des autres mais s’écouter soi-même« .

Vous pensez qu’il faut avoir fait une grande école pour réussir ? 33% des créateurs d’entreprise n’ont aucun diplôme.

Cultivez une mentalité d’entrepreneur à succès : voyez l’échec comme une source d’opportunités

Selon une étude menée par l’Université Duke et celle de Californie du Sud, sur 549 créateurs d’entreprise qui ont réussi, l’explication la plus fréquente de réussite avancée, c’est qu’ils ont su apprendre de leurs erreurs. En ce sens l’échec fait bien partie du succès.

Faut-il pour autant échouer pour réussir ?

Attention, loin de moi l’idée de faire l’apologie de l’échec ! Il faut que vous gardiez à l’esprit que l’échec est consubstantiel du projet. L’échec est une option, pas une nécessité ni une obligation.

Pour beaucoup, la réussite n’a pu exister que parce qu’il y a eu un échec. Je vous citerais :

Ces exemples mettent en évidence que les échecs font partie du processus de réussite et que ce qui fait la différence repose avant tout sur la manière dont la personne perçoit l’échec.

Alors, un bon conseil : remplacez « j’ai échoué » par « j’ai appris ce qui ne marche pas et je ne compte pas le reproduire ».

Autre chose : Avoir peur de l’échec mène à l’échec : c’est ce que l’on appelle « l’effet pygmalion ». Si vous craignez de ne pas atteindre votre objectif, vous augmentez la probabilité d’échouer. (Je vous ai parlé de la nécessité de se projeter en avant, de visualiser le but, votre réussite.) La peur de l’échec peut aussi vous épargner car elle vous renseigne sur ce que vous devez faire pour l’éviter.

Cultivez votre capacité de résilience

Si ce que vous avez fait aujourd’hui ne se passe pas comme vous l’espériez, demain sera une nouvelle occasion de le faire différemment.

Interprétez chaque échec comme une leçon sur la route du succès. Savoir rebondir, savoir trouver la force d’accepter l’échec et d’analyser malgré tout les options qui se présentent à nous, c’est essentiel avant même de parler d’entreprendre.

Savoir rebondir, c’est la condition sine qua non pour s’élever, en empilant ses échecs et erreurs et les enseignements qu’on en tire, pour devenir un peu meilleur à chaque fois.

Celui qui croit qu’il a tout compris n’a rien compris du tout. Avant de réussir, le chemin est souvent long… et même lorsque l’on connaît un succès rapide, il faut ensuite tenir dans le temps. L’humilité et le calme sont dans ces moments deux qualités indispensables. Vous n’allez pas crier sur les toits que vous êtes un génie qui a développé l’idée du siècle… Vous garderez une part de doute et d’incertitude face à vos propres talents.

La culture de l’essai/erreur à l’américaine vous permet de faire des actions imparfaites, toutes tendues vers votre objectif. Et c’est ce qui compte car chaque action inspirante va vous permettre de vous améliorer. Identifiez vos problèmes et consacrez toute votre énergie à trouver des solutions.

Ne restez pas à contempler votre échec. Socrate a dit « la chute n’est pas un échec, l’échec est de rester là où on est tombé ».

Vous vous apercevrez assez vite qu’il est quasiment impossible de faire ce travail seul, c’est pour cela que l’intervention de personnes extérieures de confiance est nécessaire. Mark Ford l’explique en détails dans sa série « Démarrez votre entreprise ».

Dans une dizaine de jours, je vous parlerai des solutions pour rebondir. En attendant, entreprenez bien !

Anne Dassier

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