Comment maîtriser vos émotions et prendre de bonnes décisions en matière d’investissement

Rédigé le 18 avril 2017 par | Investissement, Mark Ford Imprimer

Cher lecteur,

L’audace de saisir de nouvelles opportunités d’affaires est considérée par beaucoup comme une vertu et la timidité comme un vice.

Je n’en suis pas si sûr.

Quand je me sens audacieux, j’investis souvent mon temps et mon argent dans des projets déraisonnables, inutiles et/ou peu susceptibles de réussir. Quand je suis craintif, je recule devant d’éventuelles bonnes opportunités.

Les émotions ont de l’importance. Si vous connaissez votre nature profonde, vous pourrez prendre de meilleures décisions dans les affaires en agissant à l’inverse de ce que vous dicte votre humeur du moment.

Provoquer sa réussite, c’est aussi reconnaître à quel moment nous sommes capables d’agir dans le bon sens, et cela vaut pour tous les aspects de notre vie. J’ai pensé qu’il était essentiel d’aborder cette question.

Comment y arriver ? Voici quelques suggestions.

Pour commencer, déterminez votre nature profonde : êtes-vous fondamentalement optimiste ou pessimiste ?

Ces deux séries de cinq questions pourront vous aider à répondre :

  1. Lorsqu’on vous propose des investissements ou des opportunités d’affaires, êtes-vous spontanément et véritablement enthousiaste ? Pensez-vous immédiatement aux futurs profits que vous rapportera cette affaire ?
  2. Vous lancez-vous souvent dans des projets et le regrettez-vous après coup ?
  3. Aimez-vous rencontrer de nouvelles personnes, explorer de nouveaux horizons et partir à l’aventure ?
  4. Lorsque vous discutez d’une nouvelle affaire ou d’un nouvel investissement avec des amis ou des collègues, avez-vous tendance à exagérer ou à minimiser les avantages et les bénéfices potentiels ?
  5. Vous engagez-vous souvent dans des obligations sociales et le regrettez-vous après coup ?

Si vous avez répondu oui à trois ou plus de ces cinq questions, je dirais que vous êtes globalement optimiste. Vous êtes même peut-être trop optimiste.

Répondez maintenant à ces cinq questions :

  1. Pensez-vous que, d’une manière générale, vous devez faire face à des défis et des obligations qui sont si nombreux que vous ne parvenez pas à tout gérer ?
  2. Dans vos situations sociales, pensez-vous souvent à des problèmes et des obligations liés à vos activités professionnelles ? Éprouvez-vous des difficultés à rester concentré(e) sur l’instant présent ?
  3. Sur une échelle de 1 à 10, donneriez-vous une note supérieure à 7 à votre patron et à vos collègues ?
  4. Vous sentez-vous souvent angoissé(e) ou même triste à l’idée de partir en voyages d’affaires ou d’assumer des fonctions commerciales ?
  5. Pensez-vous souvent à prendre votre retraite ou à quitter votre emploi et en obtenir un autre ?

Si vous avez répondu oui à trois ou plus de ces cinq dernières questions, vous avez probablement des tendances pessimistes. Si vous avez répondu oui aux cinq, vous êtes sûrement trop pessimiste.

Certes, il ne s’agit pas là d’un test scientifique. Mais l’optimisme et le pessimisme ne sont pas vraiment des termes scientifiques. Ils décrivent des tendances émotionnelles et non des troubles médicaux. Et comme je l’ai dit plus haut, les tendances émotionnelles sont importantes lorsqu’il faut prendre des décisions d’affaires.

Pour lutter contre votre humeur du moment, voici donc mes recommandations…

Si vous êtes optimiste, freinez votre enthousiasme.

Vous devez comprendre qu’une partie de votre cerveau ne fonctionne pas de façon efficace. C’est la partie qui, chez d’autres personnes, provoque le doute et la peur. Vous pouvez vous réjouir car votre état d’esprit vous permet d’avoir l’impression que vous pouvez accomplir n’importe quoi, mais obligez-vous à tempérer vos impulsions en mettant en place des garde-fous.

Si vous êtes pessimiste, remplissez un peu plus votre verre à moitié vide.

Vous devez accepter le fait que la chimie de votre cerveau soit quelque peu déséquilibrée. Prenez conscience que votre tendance naturelle à voir le mauvais côté des choses peut parfois être un frein à votre réussite car elle sape votre enthousiasme ou celui des autres.

On pourrait penser que ce conseil frise le ridicule, et c’est exactement ce que j’ai pensé la première fois que j’ai essayé, mais vous serez surpris(e) de voir à quel point cela fonctionne. Non seulement vous vous sentirez mieux par rapport au travail que vous accomplissez, mais vous atteindrez également vos objectifs plus facilement et vous rencontrerez moins de résistance de la part des autres parties en présence.

Si vous êtes bipolaire (comme moi), apprenez à reconnaître votre humeur du moment.

Vous pouvez constater que votre humeur fluctue entre optimisme et pessimisme. Si vous êtes comme moi, la variation peut être très importante.

Après avoir traversé une dépression assez profonde il y a quelque temps, j’ai commencé à représenter sous forme de graphique mon état d’esprit au regard de ma façon de ressentir, de penser et de fonctionner.

Quand j’étais au plus bas, j’avais des tendances suicidaires, j’avais constamment des pensées négatives et je n’arrivais pas à sortir du lit ni à tenir une conversation. Quand j’étais au plus haut, j’étais euphorique. J’aimais tout le monde et toutes les personnes que je rencontrais.

En notant mes humeurs toutes les deux ou trois heures sur une période de six mois, j’ai découvert que lorsque j’étais en dessous de 6, je prenais de mauvaises décisions. Je reculais devant tous les défis et toutes les opportunités, y compris devant beaucoup d’affaires qui ne pouvaient être que bénéfiques pour moi.

Lorsque j’étais au-dessus de 8, je prenais souvent de mauvaises décisions dans l’autre sens. Je me lançais dans presque tous les nouveaux projets ou j’investissais dans n’importe quelle nouvelle opportunité d’affaires.

Désormais, je suis une règle qui m’est bien utile. Je ne prends jamais de décisions d’affaires ou d’investissement, sauf si mon humeur se situe entre 6 et 8.

Vous n’êtes pas obligé(e) d’utiliser le même système que moi pour atteindre ce résultat. Ayez simplement conscience que si vous êtes victime de changements d’humeur importants, vous devez reporter vos prises de décisions lorsque vous vous sentez particulièrement bien ou particulièrement mal.

En d’autres termes, ne dites oui à de nouvelles opportunités que lorsque vous n’êtes pas influencé(e) par vos émotions. Que vous soyez optimiste, pessimiste ou entre les deux, sachez que, quels que soient vos objectifs, vous aurez de meilleures chances de les atteindre si vous les abordez avec une humeur stable.

Mark Ford

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Mark Ford
Mark Ford
Rédacteur en chef du Club des Créateurs de Richesse

« Je m’appelle Mark Ford et suis un millionnaire autodidacte. Je suis né à Brooklyn, à New York, où je vivais dans un minuscule appartement avec mes parents et mes trois frères et sœurs. Mon père était professeur de lycée, il gagnait environ 10 000 dollars par an…

J’ai rejoint le bénévolat (Peace Corps) quand j’étais un jeune homme… j’ai dormi sur des sols boueux dans des huttes africaines… et lorsque mon premier enfant est né, je gagnais moins de 9 000 euros par an. J’ai réalisé que quelque chose devait changer. Et c’est à ce moment que j’ai décidé de gagner sérieusement ma vie.

Depuis mon adolescence “rêveuse”, j’ai passé 39 ans à étudier et pratiquer les secrets pour devenir financièrement indépendant.

J’ai commencé avec le business des services, les toitures, la pose de piscine, la peinture en bâtiment. Ensuite j’ai évolué vers les restaurants, clubs de santé, clubs d’arts martiaux, deux agences de voyage et deux galeries d’art.

En fait, j’ai lancé des business dans tous les secteurs que vous pouvez imaginer – et j’ai collaboré dans bien plus encore. A la fin, mes clients me payaient jusqu’à 2 000 dollars l’heure pour que je les conseille sur leur business – et c’était justifié puisqu’une seule de mes idées pouvait transformer leur entreprise à la peine en entreprise à succès.

Aujourd’hui, je dispose de 50 millions d’euros…

Mais j’ai toujours eu une passion : enseigner. C’est à cela que j’aime passer du temps en ce moment : apprendre aux gens à devenir riche (j’ai beaucoup de chance : je n’aurais plus jamais à me soucier de l’argent désormais, et je peux me permettre de me consacrer aux projets qui m’intéressent).

Il y a des gens qui écrivent leurs Mémoires lorsqu’ils arrivent à l’âge de la retraite. D’autres se lancent dans des activités philanthropiques… Pas moi…

Je veux être reconnu pour avoir aidé un maximum de gens à devenir riche. C’est ce que j’aime faire. Et j’en ai déjà aidé des dizaines, si ce n’est des centaines durant toute ma carrière.

Mais maintenant que je me dirige vers l’âge de la retraite, j’ai décidé de me consacrer entièrement à cela pour le reste de mes jours en créant le Wealth Builder Club (Club des Créateurs de Richesse). Je transmets aujourd’hui toute mon expérience et mon savoir-faire aux membres de mon club qui sont de plus en plus nombreux et qui viennent du monde entier. Je les aide à bâtir leur fortune.

J’en suis fier. Cela fait aussi de moi un retraité heureux, qui se sent utile aux autres. »