Se plaindre reformate votre cerveau et vous fait basculer dans la négativité

Rédigé le 3 février 2017 par | Lifestyle Imprimer

Cher lecteur,

Des études révèlent que la plupart des gens se plaignent en moyenne une fois par minute au cours d’une conversation classique. Se plaindre, c’est tentant car cela fait du bien, mais comme beaucoup d’autres choses plaisantes (fumer ou dévorer une plaque de chocolat au bureau, par exemple) ce n’est pas bon pour vous.

Votre cerveau vise l’optimisation et n’aime pas travailler plus que nécessaire.

A force de reproduire un comportement donné, comme vous plaindre, vos neurones créent des réseaux et des ramifications entre eux afin de faciliter le flux de cette information.

A force, on finit par reproduire ce comportement (se plaindre) de plus en plus spontanément : à tel point, d’ailleurs, que l’on ne s’en rend même plus compte.

On ne peut pas en vouloir au cerveau. Qui souhaiterait construire un pont temporaire chaque fois qu’il faut traverser la même rivière ? Il est beaucoup plus sensé de construire un seul pont permanent.

Voilà comment on en arrive à créer de véritables autoroutes neuronales spécifiques dans le cerveau.

Ainsi, les connexions entre certains de vos neurones systématiquement utilisés se renforcent et deviennent plus permanentes. Les scientifiques disent que les neurones qui travaillent ensemble se renforcent ensemble.

Si l’on se plaint souvent, le cerveau réutilise toujours les mêmes circuits, ce qui renforce ainsi la probabilité de futurs comportements similaires. Avec le temps, vous trouverez que vous êtes plus facilement négatif que positif, indépendamment de ce qui se passe autour de vous. Se plaindre devient alors une habitude, ou plus précisément un défaut du comportement, ce qui modifie la façon dont les gens vous perçoivent.

Se plaindre est également mauvais pour la santé.

Car pour couronner le tout, le fait de se plaindre endommage d’autres zones du cerveau.

Des études réalisées à l’Université de Stanford ont révélé que le fait de se plaindre rétrécit l’hippocampe : une zone du cerveau pourtant cruciale pour la résolution des problèmes et pour la pensée intelligente.

S’il n’est pas exagéré d’affirmer que le fait de se plaindre provoque des dégâts au cerveau, cela ne s’arrête pas là. Lorsque vous vous plaignez, votre corps libère du cortisol, l’hormone du stress. Le cortisol vous fait passer en mode combat ou fuite, détourne l’oxygène, le sang et l’énergie de tout, sauf des systèmes essentiels à la survie immédiate. Entre autres effets, le cortisol augmente la pression artérielle et la glycémie afin de vous préparer à, soit vous enfuir, soit vous défendre.

Tout ce cortisol supplémentaire, libéré par le fait de se plaindre souvent, pénalise le système immunitaire et vous expose davantage au cholestérol, au diabète, aux maladies cardiaques et à l’obésité. Il rend même votre cerveau plus vulnérable aux AVC.

Eloignez-vous des gens qui se plaignent sans cesse.

Comme les êtres humains ont, par essence, un comportement social, nos cerveaux imitent naturellement et inconsciemment les humeurs de ceux qui nous entourent, et en particulier des gens avec qui nous passons énormément de temps. Ce processus, appelé le système des neurones miroirs, est à la base de notre faculté de ressentir de l’empathie.

Le revers de la médaille, c’est que le fait de se plaindre s’assimile énormément à celui de fumer : on en subit les effets nocifs de façon passive. Il faut faire attention à ne pas passer trop de temps avec des gens qui se plaignent de tout. Ceux qui se plaignent veulent que l’on participe à leur petite fête de l’apitoiement afin qu’ils se sentent mieux, personnellement. Ils vous entraînent dans leur cycle infernal.

Il faut le voir de la façon suivante : si une personne fumait, resteriez-vous assis là, tout l’après-midi, à respirer sa fumée ? Non, vous vous éloigneriez. Eh bien il faut en faire de même avec ceux qui se plaignent.

 

Le docteur Travis Bradberry est co-auteur d’un best-seller récompensé par des prix : Emotional Intelligence 2.0, et cofondateur de TalentSmart, le premier fournisseur mondial de tests d’intelligence émotionnelle et de formations. Il fournit 75% des sociétés figurant au classement Fortune 500. Ses best-sellers ont été traduits en 25 langues et publiés dans plus de 150 pays. Le docteur Bradberry a écrit ou fait l’objet d’articles dans Newsweek, BusinessWeek, Fortune, Forbes, The Wall Street Journal, The Washington Post, et The Harvard Business Review.

 

Le message de Mark Ford

Vous l’avez compris, nous modifions la structure de notre cerveau à force de nous plaindre. C’est ce qu’on appelle la neuro-plasticité.

Ce remodelage neuronal nous transforme progressivement car les autoroutes de l’information ainsi créées dans notre cerveau renforcent notre trait de caractère et conduisent à définir ce qui devient notre état d’être.

La bonne nouvelle, c’est que la neuro-plasticité fonctionne dans les deux sens : vous pouvez désactiver certaines autoroutes neuronales et en créer de nouvelles.

Vous pouvez donc vous débarrasser de cette tendance à vous plaindre et à voir le monde avec un filtre négatif.

Et vous verrez qu’une fois débarrassé de ce trait de caractère, vous progresserez bien plus vite dans votre vie vers votre objectif, qu’il soit familial, social, professionnel ou financier.

Sortir du processus de victimisation, devenir proactif et positif, c’est l’une des clés du succès.

Comme le dit Mark Ford dans le club des Créateurs de Richesse : l’état d’esprit est capital pour réussir :

Une personne « normale », lorsqu’elle est confrontée à une idée intéressante, pense à toutes les raisons pour lesquelles ça pourrait ne pas marcher. Une personne dotée d’un esprit de réussite en étudie le potentiel et ne se préoccupe pas des problèmes jusqu’à ce qu’elle ait une vision précise de la façon dont cela pourrait marcher.

Une personne « normale » résiste au changement. Une personne qui a l’esprit de réussite y est totalement ouverte.

Une personne « normale » réagit. Une personne dotée d’un esprit de réussite agit de manière active.

Une personne « normale » qui se trouve face à un entrepreneur à succès se dit : « Ce type a de la chance ». Ou alors « Ce type est un escroc ». Une personne qui a l’esprit de réussite se dit « Quel peut bien être son secret ? ». Et « Comment pourrais-je faire pareil ?

Alors…

… Comment cesser de vous plaindre pour faire place à l’esprit de réussite ?

Comment casser ce cercle vicieux et reprendre le contrôle de la situation ?

Comment changer d’état d’esprit ?

Réponse mardi prochain : nous publierons la seconde et dernière partie de l’essai du docteur Travis Bradberry.

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Dr Travis Bradberry
Dr Travis Bradberry
Docteur

Le docteur Travis Bradberry est co-auteur d’un best-seller récompensé par des prix : Emotional Intelligence 2.0, et cofondateur de TalentSmart, le premier fournisseur mondial de tests d’intelligence émotionnelle et de formations. Il fournit 75% des sociétés figurant au classement Fortune 500. Ses best-sellers ont été traduits en 25 langues et publiés dans plus de 150 pays. Le docteur Bradberry a écrit ou fait l’objet d’articles dans Newsweek, BusinessWeek, Fortune, Forbes, The Wall Street Journal, The Washington Post, et The Harvard Business Review.