Quittez votre employeur et montez votre boîte

Rédigé le 27 janvier 2017 par | Démarrez votre entreprise, Mark Ford Imprimer

Deux ingénieurs, Fahri Diner et Xiang-Dong Cao, ont été les « cerveaux derrière l’accord à un milliard de dollars ».

Un soir, à Boca Raton en Floride, ils s’étaient retrouvés après le travail autour d’une bière (j’invente un peu les détails) et avaient commencé à se plaindre de leur employeur, Siemens.

Cao disait que leur patron ne les appréciait pas vraiment. Diner avait alors répondu :

« Nous devrions créer notre propre business ».

« Tu as tout à fait raison », avait répliqué Cao.

Et quelques mois plus tard, ils disaient au revoir à leur employeur pour s’installer dans un vieil entrepôt poussiéreux. Ils téléphonèrent à leurs anciens collègues jusqu’à ce que deux d’entre eux acceptent de travailler pour eux.

C’est donc avec ce noyau de quatre personnes qu’ils créèrent leur entreprise de transmission de fibres optiques, en faisant quasiment la même chose qu’ils faisaient auparavant mais en y ajoutant leurs propres ajustements.

En quelques mois seulement, ils étaient passés de salariés lambda à de courageux nouveaux entrepreneurs.

Comment je suis devenu Entrepreneur

Mon premier vrai job était laveur de pare-brise à la station de lavage du Rockville Centre de Long Island. J’avais 14 ans et je me satisfaisais tout à fait des 1.25 dollar qu’ils me payaient.

Quelques années plus tard, lorsque je travaillais en tant qu’assistant peintre en bâtiment à Hewlett Harbor, à 20 minutes en voiture de chez moi (une maison délabrée de l’autre côté du périphérique), je suis devenu entrepreneur.

Enfin… Un entrepreneur anxieux.

Voici ce qui est arrivé. Mon ami Peter et moi étions en train de racler les bardeaux de la toiture d’un immense manoir – cette fois-ci, je me rappelle bien des détails – quand la maîtresse de maison, Mme Bernstein, a demandé à parler à Armando, notre patron. Généralement, Armando nous déposait à 7h du matin sur le lieu de travail et disparaissait ensuite jusqu’à 17 ou 18h.

Nous faisions donc tout le travail nous-même, sans réelle expérience et avec seulement quelques conseils d’Armando concernant la préparation de la peinture et comment duper les clients en pratiquant le dry rolling.

(Au cas où vous seriez sur le point de faire repeindre votre maison… le dry rolling, c’est quand les peintres en bâtiment font semblant de passer une deuxième couche de peinture alors qu’en réalité les rouleaux sont secs. Cela leur permet de faire le job deux fois plus rapidement et d’effectuer d’importantes économies sur le coût de la peinture.)

« Je ne vais pas le lâcher », a prévenu Mme Bernstein. « Combien vous paie ce petit escroc ? ».

Nous lui avons répondu.

Elle s’est raclé brièvement la gorge puis a disparu à l’intérieur. Quand elle est ressortie une demi-heure plus tard, elle nous a dit « Je viens de virer ce bon-à-rien. Et si vous savez vraiment ce qui est bon pour vous, vous serez de retour lundi matin. Je vous paierai 5 dollars de plus par heure pour finir le travail correctement. »

Et voici comment nous avons débuté dans le business de la peinture en bâtiment.

En tant que propriétaires (et pas employés) de P&M painting, nous gagnions plus d’argent en un week-end que ce que nous gagnions auparavant en travaillant tout l’été à temps plein. Nous nous sentions, tout au moins en comparaison avec les gosses de notre quartier ouvrier, relativement riches.

Après le lycée, nous avons créé une nouvelle entreprise, Reliable Pools, avec un autre ami. Nous construisions et assurions la maintenance des piscines hors-sol 9 mois sur 12. Nous avions une équipe de 12 à 15 personnes et nous gagnions chacun au moins 300 dollars par jour. Cette activité ne payait pas seulement mes frais de scolarité, elle contribuait également à la rénovation de la maison de mes parents.

Mais créer sa propre entreprise peut faire peur. Vous abandonnez un revenu stable pour vous lancer dans l’inconnu pendant une période indéterminée. Vous risquez l’embarras et l’échec. La plupart des gens – je veux dire 99% – n’ont pas les épaules pour ça.

Je ne crois pas que j’avais cette force non plus. Mais j’ai eu de la chance. Mme Bernstein nous a donné à Peter et moi l’impulsion dont nous avions besoin. Si elle n’avait pas été là, aujourd’hui je serais probablement un professeur d’université aux revenus modestes, pestant contre l’administration. Grâce à elle, je suis devenu serial-entrepreneur et j’aide ceux qui veulent se lancer à franchir les étapes, monter leur entreprise et réussir à leur tour. Pour en savoir plus…

Les nouvelles pousses d’une vieille vigne

Je me demande combien de nouvelles entreprises se créent de cette manière – grâce aux « nouvelles pousses » d’une vigne existante. Nouvelles pousses qui prennent leur liberté et s’engagent avec audace dans l’entrepreneuriat.

De nombreuses, en tous cas. Sans doute même la plupart.

L’avantage est évident. Créer une entreprise dans le même secteur vous permet de franchir trois des plus grands obstacles auxquels se heurtent les nouvelles entreprises. Et vous donne tout un tas d’avantages incontestables.

Nous les aborderons ensemble dans le prochain essai mardi. Vous saurez alors comment quitter votre employeur pour créer votre propre business

Mark Ford Fondateur du Club des Créateurs de Richesse La voie vers l’indépendance financière

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Mark Ford
Mark Ford
Rédacteur en chef du Club des Créateurs de Richesse

« Je m’appelle Mark Ford et suis un millionnaire autodidacte. Je suis né à Brooklyn, à New York, où je vivais dans un minuscule appartement avec mes parents et mes trois frères et sœurs. Mon père était professeur de lycée, il gagnait environ 10 000 dollars par an…

J’ai rejoint le bénévolat (Peace Corps) quand j’étais un jeune homme… j’ai dormi sur des sols boueux dans des huttes africaines… et lorsque mon premier enfant est né, je gagnais moins de 9 000 euros par an. J’ai réalisé que quelque chose devait changer. Et c’est à ce moment que j’ai décidé de gagner sérieusement ma vie.

Depuis mon adolescence “rêveuse”, j’ai passé 39 ans à étudier et pratiquer les secrets pour devenir financièrement indépendant.

J’ai commencé avec le business des services, les toitures, la pose de piscine, la peinture en bâtiment. Ensuite j’ai évolué vers les restaurants, clubs de santé, clubs d’arts martiaux, deux agences de voyage et deux galeries d’art.

En fait, j’ai lancé des business dans tous les secteurs que vous pouvez imaginer – et j’ai collaboré dans bien plus encore. A la fin, mes clients me payaient jusqu’à 2 000 dollars l’heure pour que je les conseille sur leur business – et c’était justifié puisqu’une seule de mes idées pouvait transformer leur entreprise à la peine en entreprise à succès.

Aujourd’hui, je dispose de 50 millions d’euros…

Mais j’ai toujours eu une passion : enseigner. C’est à cela que j’aime passer du temps en ce moment : apprendre aux gens à devenir riche (j’ai beaucoup de chance : je n’aurais plus jamais à me soucier de l’argent désormais, et je peux me permettre de me consacrer aux projets qui m’intéressent).

Il y a des gens qui écrivent leurs Mémoires lorsqu’ils arrivent à l’âge de la retraite. D’autres se lancent dans des activités philanthropiques… Pas moi…

Je veux être reconnu pour avoir aidé un maximum de gens à devenir riche. C’est ce que j’aime faire. Et j’en ai déjà aidé des dizaines, si ce n’est des centaines durant toute ma carrière.

Mais maintenant que je me dirige vers l’âge de la retraite, j’ai décidé de me consacrer entièrement à cela pour le reste de mes jours en créant le Wealth Builder Club (Club des Créateurs de Richesse). Je transmets aujourd’hui toute mon expérience et mon savoir-faire aux membres de mon club qui sont de plus en plus nombreux et qui viennent du monde entier. Je les aide à bâtir leur fortune.

J’en suis fier. Cela fait aussi de moi un retraité heureux, qui se sent utile aux autres. »